Morus
La famille des Moracées comprend près de
70 genres et un millier d'espèces : il s'agit d'arbres
ou d'arbustes le plus souvent tropicaux, produisant du latex,
à feuilles alternes, simples, entières ou plus ou
moins lobées.
Étymologie : Moracée et Mûrier viennent
du nom latin "morus".
Espèces :
Mûrier noir, Morus nigra,
originaire de Perse, ainsi nommé en raison de son fruit
rouge foncé ;
Mûrier blanc ou "mûrier
du ver à soie", Morus alba (introduit de Chine
en France, dans la Drôme, par le sieur d'Allan, en 1494). Olivier de Serres relance la sériculture en Provence en 1599, en préconisant la culture du mûrier à soie.
Mûrier kagaya ou Mûrier
à feuilles de Platane, Morus platanifolia
;
Mûrier à papier, Broussonetia
papyrifera, fréquent en Provence.
Les différences sont indiquées dans le tableau ci-dessous.
Habitat : les Mûriers supportent le calcaire et affectionnent
la lumière (espèces héliophiles) et la chaleur
(thermophiles).
Durée de vie : de l'ordre de 100-150 ans.
Taille maximale : 10-15 m.
Port : houppier large sauf le Mûrier noir qui a un
port étalé.
Écorce fissurée, noire, avec, chez le mûrier
noir, des bosses.
Feuillage caduc. Feuilles en mai avec les fleurs. Les mûriers
ont des feuilles de formes très variées, généralement
ovales, à base cordée, et extrémité
effilée, et bordure légèrement denté.
Elles sont parfois profondément lobées, éventuellement
asymétriques par rapport à la nervure centrale.
Les rameaux contiennent une sève blanche riche en latex.
Le Mûrier à papier est une espèce dioïque
: les fleurs mâles sont des chatons, les fleurs femelles
sont des boules de 1 cm de diamètre (glomérules),
hérissées de poils violets papilleux qui sont des
stigmates (comme chez l'Oranger des Osages). Les fruits
des Mûriers ressemblent aux mûres de la ronce, mais
en diffèrent : la mûre de mûrier est un
amas de petits fruits charnus, tandis que la mûre de la
ronce résulte d'une seule fleur dont on retrouve le calice
à la base. Chaque carpelle donne un élément
charnu contenant une graine.
Utilisations :
Mûrier blanc : les feuilles du mûrier blanc servent
à l'alimentation du ver à soie (chenilles de
bombyx).
Mûrier noir : l'écorce contient des substances
ténifuges (qui tuent les ténias). Son bois est recherché
en ébénisterie et utilisé en papeterie. Le
fruit est comestible, non pas tel quel, mais en sirop utilisé
comme émollient ainsi qu'en confiture ou en gelée
(comme la mûre).
Mûrier à papier : son écorce, fine,
servait à faire un papier de luxe en Asie.
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