64 : Un grand incendie dévaste Rome tandis que, dit- on, Néron,
qui serait l'incendiaire, contemple le spectacle en jouant de la lyre.
1100 : Mort de Godefroy de Bouillon
L'existence de Godefroi de Bouillon est intimement liée à
celle de la Première Croisade. Né en 1061 à Baisy, près
de Genappe, Godefroi IV de Boulogne, dit Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lorraine,
conduisit en effet l'armée des chevaliers des régions de la
Meuse et du Rhin à la conquête de Jérusalem. Prêchée
en 1095 à Clermont par le pape Urbain II, la Première Croisade
avait déclenché un grand enthousiasme, d'autant que le souverain
pontife accordait aux participants l'indulgence plénière. Le
départ fut fixé au 15 août 1096. Conduite par le légat
pontifical Adhémar de Monteil, cette croisade comprenait quatre armées
: les Français du Nord, derrière Hugues de Vermandois ; ceux
du Sud, avec Raimond de Saint-Gilles ; les Allemands et les Lorrains, menés
par Godefroi de Bouillon, et les Normands de Sicile, dirigés par Bohémond
de Tarente et Tancrède. Les croisés arrivèrent, par quatre
routes terrestres, à Constantinople, s'emparèrent de Nicée
pour le compte de Byzance, traversèrent l'Asie Mineure et parvinrent
devant Antioche qu'ils prirent après un long siège. Un an plus
tard, en 1099, ils assaillirent victorieusement Jérusalem, se livrant
au pillage et au massacre pendant trois jours. Après la prise de Jérusalem,
Godefroi de Bouillon fut élu comme souverain et prit le titre d'"avoué
du Saint-Sépulcre". Il mourut peu de temps après, à Jérusalem,
le 18 juillet 1100.
1189 : Henri II d'Angleterre vient de capituler à Azay-le-Rideau le 4 juillet,
il lit avec désarroi la liste de ceux qui ont lutté contre lui et apprend
que ses deux fils, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, sont parmi eux.
Accablé de chagrin et de honte, il meurt deux jours plus tard. Au moment de
mourir, il lance cette malédiction : " Honte, honte, sur le roi vaincu et
maudits de Dieu soient les enfants que je laisse." Pour le remercier, Philippe
Auguste redonne à Richard Coeur de Lion, qui monte sur le trône d'Angleterre,
les territoires enlevés à son père.
1323 : Canonisation de Thomas d'Aquin
Dans l'église Notre-Dame d'Avignon, ce 18 juillet 1323, le Pape Jean
XXII proclame la sainteté du frère Thomas d'Aquin, dominicain et docteur de
l'Eglise, au cous d'une cérémonie officielle de canonisation. Mort à peine
cinquante ans auparavant, frère Thomas fut un défenseur énergique de la Foi
par ses nombreux écrits théologiques: dans son oeuvre principale, "La Somme
théologique", il énonce clairement tous ls principes de la doctrine catholique.
Issu de la famille des comtes d'Aquin, le jeune Thomas fit des études très
poussées. D'abord chez les moines de l'abbaye du mont Cassin puis à Naples
où son intelligence hors du commun le fit très vite remarquer. A quinze ans,
un soir d'automne, il frappe à la porte du couvent des Dominicains de Naples
et demande à entrer dans cet ordre de frères prêcheurs. Mais son père, opposé
à cette vocation, vient le rechercher et l'enferme dans une tour du château
familial de Roccasecca d'où il parvient à s'échapper à l'aide d'une corde
fournie par une servante compatissante. Il regagne son couvent et, en 1243,
à 17 ans, il prononce ses voeux et devient frère Thomas. Il se consacre alors
à l'étude très poussée de la théologie à Paris puis à Cologne, auprès d'Albert
le Grand. Il est nommé professeur à la Sorbonne où il enseigne pendant sept
ans et sa réputation est telle que le Pape Urbain IV le nomme à la chaire
de Théologie à l'école de la Curie Pontificale. Travailleur inlassable, il
voyage énormément entre Paris et l'Italie et c'est en se rendant au Concile
de Lyon, en 1274, qu'il succombe à la tâche et meurt chez les Cisterciens
de Fossa Nuova, près de Rome.
1429 : Charles VII est sacré roi de France.
1496 : L'Angleterre donne son adhésion de principe à la Sainte
Ligue contre la France.
1536 : L'autorité du Pape est déclarée nulle en Angleterre.
1566 : Mort à Madrid de Bartolomé de Las Casas, défenseur
des amérindiens
Mort à Madrid (probablement le 18 juillet) de Bartolomé de Las Casas,
le plus célèbre défenseur de ces Indiens en qui n'avaient vu ses contemporains
que des " animaux supérieurs " lors de la conquête du Nouveau Monde par les
Espagnols et les Portugais. Les multiples activités de Bartolomé de Las Casas,
l'abondance de ses écrits et, surtout, les controverses passionnées qu'il
suscite depuis si longtemps font que son personnage est plus illustre que
compris. Il n'est pas le pamphlétaire isolé qu'on a si souvent exalté ou dénigré
: ses écrits et son action sont inséparables de la réflexion théologique de
l'ordre dominicain tout entier et d'une conscience précise des réalités politiques
de son temps. Ce qui lui appartient en propre, c'est une extraordinaire éloquence,
au service d'une passion sans défaillance pour la justice et la vérité. Bartolomé
de Las Casas est né à Séville, d'une famille de marchands (peut-être des conversos,
ou juifs convertis) en relation avec les Colomb. Son père prit part au deuxième
voyage du découvreur. Bartolomé lui-même, qui avait reçu les ordres mineurs,
partit chercher fortune à Hispaniola (Haïti) en 1502. Il y reçut une encomienda
ou repartimiento , c'est-à-dire le droit d'utiliser le travail d'un groupe
d'Indiens pour exploiter des terres ou des mines. Ordonné prêtre en 1512 –
son ordination fut la première célébrée au Nouveau Monde –, il continua à
Cuba ses activités d'encomendero. Il ne mit donc pas en doute pendant dix
ans la légitimité du système de l'encomienda sur lequel reposait l'économie
des îles. De son propre aveu, il resta insensible aux efforts des religieux
dominicains, qui, depuis 1510, dénonçaient avec véhémence les excès des encomenderos
(sermon de Fray Antonio de Montesinos, 1511) et avaient obtenu du roi, avec
les lois de Burgos (1512), une première législation pour protéger les Indiens.
En même temps, des théologiens examinaient les titres de la Couronne à la
possession des Indes et tentaient de codifier la doctrine de la " Juste guerre
" (rédaction du Requerimiento, 1513). C'est à cette époque que se produisit
la " conversion " de Las Casas. Il a lui-même raconté comment il prit conscience,
en préparant un sermon pour la Pentecôte de 1514, du fait que " tout ce qui
se commettait aux Indes vis-à-vis des Indiens était injuste et tyrannique
". Il renonça aussitôt à son repartimiento et commença à prêcher contre l'encomienda,
au grand scandale des colons. En 1515, il s'embarqua pour l'Espagne où il
voulait agir auprès du roi, avec l'appui des dominicains d'Hispaniola. Pour
convaincre les puissants et surmonter l'opposition des colons, Las Casas tenta
de concilier ses projets de réforme en faveur des Indiens et les profits que
les Espagnols attendaient de l'exploitation des Indes. Il présenta aux cardinaux
Cisneros et Adrien d'Utrecht, régents du royaume, des plans de mise en valeur
des Antilles qui prévoyaient le remplacement de l'encomienda par une association
entre laboureurs castillans et Indiens. Pour arrêter le dépeuplement d'Hispaniola
– les indigènes, un million peut-être en 1492, n'étaient plus que quelques
milliers en 1510 –, il proposa de substituer aux travailleurs indiens des
esclaves africains: mais il n'est pas l'initiateur de la traite négrière,
pratique déjà ancienne acceptée par les chrétiens de l'époque. Il ne comprit
que plus tard l'iniquité de l'esclavage des Noirs et s'accusa hautement de
son aveuglement passé. De retour à Hispaniola avec le titre de procureur des
Indiens, Las Casas ne put obtenir des religieux hiéronymites chargés d'enquêter
sur place la condamnation formelle de l'encomienda. En 1517, en Espagne, il
agit efficacement auprès de l'entourage flamand du roi Charles (Quint) contre
l'influence malfaisante de l'évêque Fonseca dans les affaires des Indes. À
Barcelone, il soutient avec éclat, dans une controverse publique, la thèse
de la liberté naturelle des Indiens. Afin de démontrer par l'exemple la possibilité
d'une évangélisation pacifique de l'Amérique, il se fit confier, par contrat
(capitulaciones) avec la Couronne, la colonisation de la côte de Cumana (au
nord du Venezuela), où il devait établir des laboureurs castillans (1520).
L'opposition des colons, l'hostilité des Indiens Caribes et les propres erreurs
de Las Casas sur le terrain firent que l'entreprise s'acheva en désastre.
Il vit dans son échec la condamnation divine des concessions qu'il avait faites
jusqu'alors aux intérêts du siècle et, après une grave crise de conscience,
il prit à Saint-Domingue l'habit dominicain. Cette " seconde conversion "
de Las Casas l'éloignait provisoirement du monde, mais non de sa mission,
qu'il conçut de façon encore plus radicale. Cette retraite de dix ans (1522-1531)
lui permit d'acquérir la formation théologique qui lui manquait et de se préparer
aux grandes polémiques doctrinales. Il commença aussi à rédiger ses grands
ouvrages: l'Historia de las Indias ; (pour laquelle il disposa des papiers
de Colomb) ; l'Apologetica Historia, défense des civilisations indigènes et
un " Traité théorique de l'évangélisation pacifique ". Cependant, la conquête
des grands empires du Mexique et du Pérou (1519-1534) avait entraîné, avec
de multiples violences, l'extension de l'encomienda à des peuples entiers.
Las Casas sortit de sa retraite pour participer au débat toujours renaissant
sur l'évangélisation et la politique de la Couronne envers les Indiens. En
1539, il revint en Espagne. Son influence et celle de théologiens amis inspirèrent
à Charles Quint les " Nouvelels Lois " de 1542 qui prévoyaient, avec l'interdiction
de l'esclavage des Indiens, la suppression progressive des encomiendas. Las
Casas eût voulu davantage, mais la promulgation des Leyes nuevas ; souleva
dans toute l'Amérique la furieuse opposition des colons, qui alla au Pérou,
jusqu'à la révolte armée contre le pouvoir royal. Las Casas avait accepté
l'évêché du Chiapas, afin de soutenir l'apostolat des dominicains dans le
Tezulutlan voisin, devenu " Terre de la Vraie Paix " (Vera Paz). Dès son arrivée
aux Indes (espagnoles, c. à d. les Amériques), en 1545, il se heurta violemment
aux autorités locales et à ses ouailles espagnoles, dont il exigeait l'application
rigoureuse des Leyes nuevas ; en leur refusant les sacrements. L'hostilité
unanime des colons et la révolte du Pérou amenèrent Charles Quint à renoncer
à la suppression des encomiendas. Après des incidents dramatiques, Las Casas
avait quitté son diocèse, pour prendre part au concile provincial de Mexico,
dont il inspira les résolutions les plus radicales pour la protection des
Indiens. Après son retour définitif en Espagne (1547), il se consacra à la
rédaction de traités doctrinaux et à l'action politique. Un grand débat sur
le problème crucial de la légitimité des guerres de conquête l'opposa au docteur
Sepúlveda, qui soutenait que la barbarie des Indiens en faisait les " esclaves
par nature " des nations civilisées : à cette théorie d'origine aristotélicienne,
Las Casas répondit dans son Apologia, en affirmant sa thèse de la liberté
naturelle de tous les hommes. La controverse n'aboutit à aucune décision officielle,
mais les idées de Las Casas inspirèrent la législation postérieure, souvent
mal appliquée, il est vrai . En même temps, pour frapper l'opinion, il fit
imprimer à Séville, sans licence, une série de traités polémiques, dont la
Brevisima Relación de la destruición de las Indias, promise à une immense
diffusion en Europe, et il reprit la rédaction de l'Historia de las Indias.
Las Casas mourut à Madrid, le 18 juillet 1566. " Le cierge en main et sur
le point de quitter ce monde, il demandait encore à tous de continuer à défendre
les Indiens et s'accusait de ne point avoir assez fait pour eux. " La destinée
posthume de Las Casas n'est pas moins agitée que sa vie. Les ennemis de l'Espagne
trouvèrent dans son œuvre des armes contre la colonisation du Nouveau Monde
par les Ibériques. L'historiographie nationaliste espagnole a accusé Las Casas,
dès le XVIe siècle, d'avoir calomnié sa patrie et voit en lui le créateur
de la légende noire antihispanique. Pour certains, Las Casas n'est qu'un paranoïaque
dont le témoignage n'a aucune valeur ! Thèse partiale et mal fondée aisément
réfutée. La légende noire a bien d'autres sources que l'œuvre de Las Casas,
et les excès que dénonce ce dernier ne correspondent que trop bien aux réalités
souvent sinistres de la conquête du Nouveau Monde. C'est l'honneur de l'Espagne
que l'exigence de justice de Las Casas, qui heurtait tant d'intérêts et de
préjugés, n'y soit jamais restée sans écho.
1582 : Fondation à Rome d'un ordre religieux Hospitalier, les Camilliens,
fondé par Saint-Camille de Lellis.
Il s'agissait de " clercs " (laïcs ayant fait des études religieuses)
réguliers (obéissant à une " Règle ") ministres (officiant) des Infirmes et
des Hôpitaux. Les Croisades en Orient avaient donné naissance à plusieurs
hôpitaux. Des moines y officiaient. Ils apprirent beaucoup de la médecine
arabe. Après les Croisades ils revinrent en Europe où l'état général de la
santé était très bas. Ils firent beaucoup d'émules, dont les Camilliens. Cette
date a été choisie pour commémorer sa mémoire. Le 18 Juillet l'on fête Saint
Camille. Notez pour la petite histoire que Camille de Lellis, jeune noble
français ayant vécu en Italie, fut un grand noceur (et un fameux pécheur devant
l'Eternel !). Ce n'est que sur le tard qu'il revint à de meilleurs sentiments
et fonda cet ordre, ce qui explique qu'il le voulut composé de laïcs.
1635 : Naissance de Robert Hooke, physicien anglais (mort en 1703)
1658 : Léopold 1er est élu souverain du Saint-Empire germanique.
1720 : Naissance de Gilbert White, à Selborne en Angleterre
Devenu pasteur dans son village natal, White observerve la nature au
jour à jour. Son observation méthodique, scrupuleuse, vaudra à ce modeste
pasteur de village d'être considéré comme l'un des meilleurs naturalistes
de son époque
1724 : Une ordonnance royale prescrit l'enfermement des pauvres qui sont
invalides et prescrit la mise au travail de ceux qui ne le sont pas.
1791 : Naissance du Club des Feuillants
Suite à la Fusillade du Champ de mars où la Garde Nationale a tiré sur
des patriotes (cfr Chroniques du 17 juillet), tous les députés - sauf 5 dont
le fameux Robespierre -, se rassemblent dans un ancien couvent des Feuillants
(une branche des Cisterciens) et créent le Club des Feuillants et une Société
des Amis de la Constitution (la Nouvelle Constitution). Cet événement attisera
le dynamisme des Jacobins (plus à gauche) lequel engendrera bientôt la Terreur.
1792 : La France déclare la guerre à la Sardaigne.
1811 : Naissance du romancier anglais William Thackeray (mort en 1863).
1812 : Par le traité d'Orebro, l'Angleterre s'allie à la Suède
et à la Russie contre la France.
1853 : Naissance de Hendrik Antoon Lorentz, physicien Neerlandais (mort
le 04/02/1928)
1870 : Fin du premier Concile du Vatican, nommé Vatican I, convoqué par
le Pape Pie IX.
1872 : Introduction du vote à bulletins secrets en Grande-Bretagne.
1900 : Naissance de Nathalie Tcherniak, plus connue sous le nom de Nathalie
Sarraute, à Ivanov en Russie
Plus connue sous le nom de " Sarraute ", son père, docteur-ès-sciences
y avait installé une usine de produits chimiques. Sa mère était écrivain.
Lors de leur divorce, elle amènera sa fille Nathalie avec elle à Paris où
elle recevra une éducation typiquement française. Après de solides études
secondaires et une double licence de droit et de droit, elle s'inscrit au
Barreau de Paris où elle plaide. Elle épouse l'avocat Sarraute et portera
son nom. Elle se fera bientôt connaître par une série de textes, les " Tropismes
", parus entre 1932 et 1937, qui auront une influence déterminante sur le
" Nouveau Roman " en France. Elle y décrit ces zones d'ombre, ces activités
intérieurs, ces mouvements indéfinissables qui enracinent notre expérience
et provoquent inconsciemment la plupart de nos actes. Dans des œuvres connues,
" Planétarium ", " Martereau ", ou " Portrait d'un inconnu ", elle campe des
personnages stéréotypés dont les actes peu intéressants en eux-mêmes, sont
prétextes à des analyses de ces Tropismes qui sont des mises à jour vertigineuses
de leur moi profond, du flux et du reflux des courants contradictoires qui
les habitent. Citons encore " Le Silence ", " Le Mensonge ", mais aussi "
l'Astragale " qui donnera naissance à ce très beau film où Marlène Jobert
a laissé éclater son jeune talent.
1917 : Naissance du chanteur français Henri Salvador.
1918 : Naissance du président sud- africain Nelson Mandela
1918 : Contre-offensive française en Champagne.
1921 : L'Institut Pasteur met au point le vaccin contre la tuberculose.
1923 : En Grande-Bretagne, le Matrimonial Causes Act accorde aux femmes
l'égalité en matière de divorce.
1925 : Hitler publie "Mein Kampf" ("Mon combat").
1925 : Soulèvement druze en Syrie.
1933 : Naissance de l'acteur et comique français Jean Yanne.
1936 : Un soulèvement anti-républicain, dirigé par
le général Franco, éclate en Espagne.
L'expérience du " Frente Popular " en Espagne est brutalement interrompu
par le coup d'état militaire du général Franco. Au départ des Canaries et
du Maroc où les officiers, de caste aristocratique se soulèvent à l'appel
de leur général encore peu connu, la sédition va gagner la péninsule et provoquer
cette terrible guerre civile qui laissera au moins un mort dans chaque famille
... ! La gauche ne reviendra pas au pouvoir avant 50 ans. 50 ans de dictature
fasciste. Mais cette révolution sera à l'origine d'une appellation bizarre
et solidement ancrée dans la population continentale : " La Cinquième Colonne
". Après le soulèvement du 1 juillet 1936 et leurs premiers succès contre
les républicains, les troupes nationalistes des généraux Franco et Mola convergèrent
vers Madrid. Elles étaient réparties en quatre colonnes. Cherchant le moyen
de démoraliser leur adversaire, les responsables de la propagande franquiste
eurent l'astuce, dans leurs émissions, de parler surtout de l'intervention
proche et décisive de la cinquième colonne nationaliste qui fourbissait ses
armes dans la capitale même du gouvernement républicain. Cette trouvaille,
annonciatrice de la guerre psychologique, incita effectivement les républicains
à renforcer leurs troupes affectées à la garde des points stratégiques de
l'arrière, favorisant ainsi l'instauration d'un climat de suspicion propice
aux épurations sanglantes et hâtives. Quatre ans plus tard en mai-juin 1940,
sur les routes de France, l'armée, engluée dans l'exode des civils, est en
déroute. De bouche à oreille, une explication du désastre circule : " La cinquième
colonne nous a vendus !". Les Français, avides de se disculper de la défaite,
seront tout prêts à croire, le cauchemar passé, au complot des pronazis et
des profascistes de tous acabits.
1945 : Début de la conférence de Potsdam pendant laquelle
sont définies les zones d'occupation à Berlin.
1945 : Bonbardements sur le Japon
Les 17 et 18 Juillet 1945, l'aviation américaine lance contre le Japon
six attaques aériennes de 1500 avions chacune. Plusieurs centaines de milliers
de tonnes de bombes détruisent l'ensemble des arsenaux militaires japonais.
Mais la caste militaire ne veut pas perdre la face et refuse systématiquement
les offres de cessez-le-feu. Les troupes nippones sont " conditionnées " à
se battre jusqu'à la mort, conformément au code d'honneur des samouraïs. La
pratique suicidaire des " Khamikaze " se généralise. Très sérieusement, l'amiral
japonais Onishi, l'inventeur de la formule, envisage la mort par ce procédé
de 20 millions de japonais. Il ne s'agit pas de justifier l'emploi de la Bombe
Atomique, mais sans cette solution, la guerre aurait continué jusqu'à la mort
du dernier des 20 millions de japonais mobilisables. C'est ce qui décidera
le président américain Harry Truman d'utiliser la Bombe, expérimentée le 16
Juillet, pour enrayer l'hémorragie mortelle.
1947 : En Palestine, l'Exodus est refoulé par les britanniques
Le 10 juillet , le paquebot Président-Wardfield appareille du
port de Sète en France en direction de la Palestine. A son bord, 4
400 juifs, survivants des camps de l'Allemagne nazie. Pendant la traversée,
les passagers nomment le navire et leur expédition Exodus en souvenir
du périple de Moïse vers la Terre sainte. Arrivés le 18
juillet dans le port de Haïfa, les passagers sont refoulés par
les Britanniques qui administrent la Palestine. Le navire est reconduit sous
escorte militaire jusqu'à Marseille, le 27 juillet, où les passagers
refusent de débarquer. Le 7 septembre, les passagers récalcitrants
sont débarqués de force et avec violence dans le port de Hambourg.
De nombreux émigrants juifs de l'Exodus finissent par rejoindre clandestinement
la Terre d'Israël.
1955 : Ouverture de Disneyland à Los Angeles.
1962 : Le gouvernement de Lima est renversé par un putsch : les Etats-Unis
suspendent leur aide militaire au Pérou.
1966 : La Cour Internationale de justice ayant débouté une
instance introduite par des pays d'Afrique noire, l'Afrique du Sud déclare
qu'elle maintiendra son contrôle sur le Sud-Ouest africain.
1967 : Création de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE)
1971 : Saïgon propose que le Nord et le Sud-Vietnam décident
d'un cessez-le-feu et organisent des élections en vue d'une réunification.
1976 : Un porte-avions soviétique franchit pour la première
fois les détroits turcs pour rejoindre la flotte russe de Méditerranée.
1981 : Le bilan du bombardement de quartiers populeux de Beyrouth par les
Israéliens, la veille, se chiffre à plus de 300 morts et au
moins 300 blessés.
1982 : Pour la cinquième journée consécutive, l'Irak
fait état de violents combats avec l'Iran, dont les forces ont pénétré
sur son territoire.
1983 : A la suite d'un appel d'Elie Salem, ministre libanais des affaires
étrangères, le Conseil de Sécurité de l'ONU décide
de proroger de trois mois le mandat des "casques bleus" au Liban.
1986 : Ievguéni Koulov, responsable de la sécurité
dans les centrales nucléaires soviétiques, est limogé
à la suite de l'accident de Tchernobyl.
1987 : Au Mozambique, 380 villageois sont abattus par des militaires, à
Homoiné, au Nord-Est de Maputo -les autorités mettent en cause
les rebelles du RENAMO.
1988 : Téhéran (sous la férule de l'Ayatolalh Khomeiny) accepte officiellement
et sans condition la résolution de paix 598 de l'O.N.U. exigeant un cessez-le-feu
entre l'Iran et l'Irak (que l'Irak a déjà accepté depuis un an).
Une longue et meurtrière guerre de 8 années (depuis le 17 septembre
1980) se termine enfin ; ou plutôt se terminera, car l'arrêt des hostilités
est prévu pour le mois suivant. Mais pratiquement, il n'y aura plus que des
accrochages peu importants.
1989 : Inauguration officielle de la Grande Arche de la Défense par
le Premier ministre Michel Rocard.
1990 : Bagdad accuse le Koweit de violer sa frontière et d'exploiter
illégalement des gisements de pétrole.
1991 : Assassinat à Liège, dans un ensemble résidentiel du quartier de Cointe,
du Ministre d'état, le président du Parti socialiste wallon, André Cools.
Président sortant du parti Socialiste (wallon), c'était par son charisme
et son influence sur les foules l'Homme le plus puisant de Wallonie et un
des plus puissants du pays. L'enquête menée pour découvrir les assasins a
connu des moments de forte dramatisation. Des hommes d'état au plus haut niveau
ont été soupçonnés. Rien n'a encore été prouvé, et si les " tueurs " ont été
jugés, c'est en Tunisie, où ils vivaient, ont été recrutés et arrêtés, il
y a deux ans, sur base d'informations livrées par des suspects, toujours en
prison. Les contrats de renouvellement d'avions, l'achat d'hélicoptère, mais
aussi les jeux des grandes multinationales qui veulent racheter les entreprises
wallonnes (l'eau, les déchets, les communications, les transports, la sidérurgie)
et menacent donc l'autonomie de la région (ce qu'il a toujours refusé), sont
au cœur de l'action et peuvent expliquer la mort du tribun populaire, sans
pour autant citer les noms des commanditaires.
1994 : Attentat contre un immeuble abritant deux organisations juives à
Buenos Aires : 95 morts.
1994 : Le Front patriotique rwandais (FPR) proclame sa victoire sur le régime
hutu dans la guerre civile au Rwanda. L'ONU estime à 2 millions le
nombre de Rwandais, réfugiés dans les pays voisins (Zaïre,
Tanzanie, Burundi, Ouganda) et au moins 500 000 morts depuis Avril.
1994 : Sang contaminé : le Dr Michel Garretta mis en examen pour
"empoisonnement".
1995 : Mort du cycliste italien Fabio Casartelli, victime d'une chute dans
la descente du Portet d'Aspet dans la 15e étape du Tour de France.
1997 : L'ex co-Premier ministre du Cambodge en exil, le prince Norodom Ranariddh,
accepte d'appeler à la fin de la résistance armée contre
le nouvel homme fort du pays, Hun Sen.
1998 : Le corps d'Eric Tabarly est retrouvé par un chalutier français
qui l'a repêché en mer d'Irlande à 30 milles au sud-ouest
de Milford Haven (Pays de Galles).
1999 : Après le retrait des derniers rebelles musulmans de la province du
Cachemire, le ministre indien de la Défense annonçe officiellement la fin
des hostilités qui opposait depuis deux mois l'Inde aux combattants séparatistes
dans la région.
Le premier homme qui est mort a dû être
drôlement surpris. (George Wolinsli,
dessinateur français, né en 1934)