Cahier d'écolier
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Le soleil était encore chaud ;

cependant il n'eclairait pres
queplus la teirre; comme
un flambeau placé devant
les voutes gigantesque ne les
eclaire plus que par une
faible lueur ainsi le so
leil flambeau terrestre
s'eteignait en laissant echap
per de son corps de feu une
dernière et faible lueur
laissant encore cependant
voir les feuilles vertes des ar
bres les petites fleus qui se
fletrissaient et le somnet
gigantesque des pins, des
peuplies et des chenes séculai
res. Ie vent rafraichissant, c'est
a dire une brise fraiche agitait
les feuilles des arbres avec un bruis
sement apeuprés semblable
a celui que faisait le bruit des
eaux argentées du ruisseau qui
coulait a mes pieds. les fougeres
courbaient leur front vert devan.....
le vent, je m'endormis non
sans métre abreuvé de l'eau
du ruisseau.

Le soleil était encore chaud ;

cependant il n'éclairait presque plus la terre ;
comme un flambeau placé devant
les voûtes gigantesque ne les
éclaire plus que par une
faible lueur ainsi le soleil, flambeau terrestre,
s'éteignait en laissant échapper de son corps de feu une dernière et faible lueur
laissant encore cependant
voir les feuilles vertes des arbres,
les petites fleurs qui se flétrissaient
et le sommet gigantesque des pins,
des peupliers et des chênes séculaires.
Le vent rafraîchissant, c'est
à dire une brise fraîche agitait
les feuilles des arbres avec un bruissement à peu près semblable à celui que faisait le bruit des
eaux argentées du ruisseau qui
coulait à mes pieds.
Les fougères courbaient leur front vert devant
le vent, je m'endormis non
sans m'être abreuvé de l'eau du ruisseau.

Arthur Rimbaud, Page 10, 1ère colonne, I, Prologue, écrit à l'âge de 10 ans, en 1864, dans un cahier d'écolier.